La mort de Flo ou les errances de la médecine…

Flo est la fondatrice de l’association. Remise de ses 14 métastases au cerveau grâce au traitement métabolique, elle est décédée fin mai 2017, non pas du cancer mais des suites des radiothérapies qui ont brûlé ses reins et surtout de l’incapacité des médecins à se remettre en question.

 

Le témoignage poignant de son mari :

 

Le 22.06.2017, mis à jour en février 2018.

La mort de Flo.
Mourir du cancer est une injustice, car il existe aujourd’hui des thérapies simples et efficaces, mais mourir des conséquences des traitements après avoir guéri du cancer pendant 4 ans et demi est encore plus injuste.

 

Depuis le 18 avril 2013, Flo n’avait plus de cancer.
Elle est morte le 24 mai 2017, dans mes bras. Cette mort était annoncée, je dirais même programmée. Encore qu’aucune mort ne devrait être programmée.

 

En effet en 2015, à l’occasion d’une radio de contrôle nous découvrons que les reins sont bourrés de calculs et ont été brulés par les rayons de la radiothérapie de 2006. Les mêmes rayons avaient brulé à l’époque l’intestin grêle, ce qui avait obligé à lui en enlever les trois quarts. Il y a un amas de calculs de 1cm de base sur 5,9 cm de hauteur. On lui pose donc une sonde au rein gauche. Cette sonde est changée régulièrement tous les 6 mois.

 

Le dernier changement se fait le 20 février 2017 à l’Hôpital Privé d’Annemasse. L’urologue, le Dr Maurice Salem constate que l’amas de calculs s’est réduit à 0,9cm de base, pour 2,9 cm de haut. Réduction de moitié ce qui est satisfaisant, et probablement dû au Chancapiedra, un produit utilisé par les indiens d’Amazonie. Il enlève une quinzaine de petits calculs, et signale qu’il n’a pu remettre la nouvelle sonde tout à fait en place du fait que certains calculs  pris dans une fibrose obstruent l’urètre. Il recommande que dans deux mois, à notre retour de la Réunion, on enlève cette sonde.
Comme avant l’opération il avait été noté une petite infection urinaire il y avait eu une prise d’antibiotiques.

 

Mais, mais… et c’est là que va s’enclencher un engrenage qui se révèlera fatal. Mais dix jours avant un médecin anesthésiste que nous avions vu pour préparer l’opération avait demandé une analyse de sang. Or le médecin qui demande une analyse n’est pas, la plupart du temps, celui qui la recevra, lequel ne sera sans doute pas celui qui participera à l’opération. Résultat l’analyse n’est pas communiquée à l’urologue.

 

Cette analyse me posant question nous prenons rendez-vous avec le généraliste, lequel nous dit : «  ce n’est pas bon, il faut demander l’avis de l’urologue », auquel j’envoie copie de l’analyse par mail. Il me répond deux jours après : «  avant de partir à la Réunion passez aux urgences. ». Je reçois le mail une demi-heure avant notre départ. Après nous être concertés, Flo et moi décidons de ne pas retarder notre départ. A la Réunion il y a aussi de bons médecins, le système médical est celui de la France. Arrivés à la Réunion nous voyons un généraliste, analyse, échographie. L’analyse n’est pas bonne, l’échographie rien de catastrophique mais la présence d’un calcul au rein droit de10 mm par 8 mm est remarquée. RV est pris avec un urologue pour mettre une nouvelle sonde au rein droit.
Mais en attendant comme l’infection est repartie on lui donne un antibiotique.

 

Le Dr Hughes Nicolas, urologue au Port, pose la sonde, mais comme il n’a pas d’anesthésiste ce jour-là, il pratique une anesthésie locale, pour Flo ce n’est pas le top, elle a souffert. Il avait arrêté l’antibiotique  qui n’a donc été pris que 5 jours, car ce médicament n’était pas conseillé pour les reins. Le lendemain, ce n’était plus le même urologue de service. Ce dernier n’est même pas venu voir Flo, et a signé le bon de sortie sans ordonnance pour un autre antibiotique. Quand je pose la question à l’infirmière, s’il n’y a plus d’infection, il m’est répondu que si le bon de sortie a été signé, je peux emmener Flo.

 

Le 28.03.2017 analyses de contrôle, résultats mauvais. Infection en forte croissance, la CRP est à 136,2 (normale inférieure à 15). La créatinine est à 363,8. (Normal inférieur à 60). Le médecin généraliste propose une mise sous perfusion pour la réhydratation à domicile, et un nouvel antibiotique pour essayer d’améliorer les choses avant notre départ prévu le 11 avril au soir. Le 10 avril, la veille de notre départ, la créatinine est à 423,9 il n’y a pas eu d’amélioration avec les perfusions, par contre la CRP est tombée à 21,8, l’antibiotique, la Doxcyciline fonctionne donc bien, c’est un coup de chance, il y a très peu d’antibiotiques efficaces et supportés par les reins. Le 12 avril nous sommes rentrés chez nous. Au passage nous faisons une nouvelle analyse. La créatinine a continué à monter jusqu’à 477, et la CRP à descendre 17,9.

 

Le lendemain 13 avril Flo entre CHAL. Son hospitalisation se fait l’après-midi. Nous sommes gentiment accueillis par le Dr HANF, qui tout de suite fait une échographie à Flo. Je lui ai remis un courrier lui indiquant l’historique médical de Flo, ce dont il me remercie. Notre impression est bonne. Il arrête l’antibiotique de Flo, pour voir. Je suis surpris, l’ordonnance du médecin porte sur  15 jours, il en reste trois à faire. Pourquoi ne pas aller au terme, cela ne peut que réduire l’infection ? Cet antibiotique marchait, résultat l’infection fait un bond.

 

Il décide de faire changer ses sondes à Flo (Il ne demande pas l’avis du Dr Salem, qu’il connaît pourtant), cela doit se faire le vendredi dans l’après-midi, mais il y a du retard car ils ont une grosse hémorragie à traiter. Finalement je quitte l’hôpital vers 20h, elle n’est pas encore en salle d’opération. Je pense, ainsi que le personnel du service, que ce sera reporté à demain. Nous sommes à la veille du week-end de Pâques. Le 15 au matin j’apprends que Flo a été opérée vers minuit et est sortie de salle de réveil vers 2h du matin. Opérer si tardivement ne parait pas raisonnable, le médecin est fatigué par une journée difficile, c’est la nuit, mais c’est le w.e. de Pâques. Le lendemain Flo a l’urine rouge, le passage des sondes n’a pas été fait en douceur. Une nouvelle analyse est faite : Créatinine 660, CRP 170. Après deux jours d’hospitalisation la situation a empiré. L’état de Flo se dégrade. Elle a de plus en plus de mal à parler, et à manger. En tous cas cette mise en place de sondes n’a eu aucun résultat favorable.

 

Lorsque je revois Hanf, il me dit : « Nous allons la mettre en soins palliatifs », devant elle, or soins palliatifs cela veut dire mort. Je leur ai amené une malade debout, bien vivante et 2 jours plus tard il me parle de soins palliatifs, je commence à regretter de l’avoir hospitalisée. Je cherche des explications.

 

Premier constat : Flo prend du Dépakon (Dépakine), je me renseigne. Le médecin présent ce jour-là, me dit c’est à cause de ses métastases au cerveau. Je saute, mais d’où vient cette histoire : Réponse : C’est la liste de médicaments qu’elle prend que nous a envoyé votre médecin traitant. Nous vérifions : le rapport du généraliste précise que le cancer a été traité, et donne, par une erreur d’informatique une copie d’ordonnance vieille de plusieurs années. Hanf a intégré que Flo avait un cancer au cerveau, donc cancer + reins etc ce n’est pas la peine de perdre son temps.

 

Il a lu trop rapidement les données sur l’ordinateur. Je constate qu’il y a officiellement 4 médecins dans ce service, partagés avec l’hôpital de Sallanches. Les médecins changent donc tout le temps, ils sont à la bourre, et n’ont pas le temps de lire correctement les infos. Sur les quatre médecins je n’en connaitrai que trois et un interne. 4 médecins pour deux hôpitaux, avec en plus la responsabilité des dialyses, c’est plus qu’insuffisant. Tout repose donc sur l’ordinateur, ils prétendent que ça marche, mais qui pourra croire qu’en tension permanente les infos soient toujours complètes, précises, et que celui qui arrive le matin ait le temps de les lire sérieusement et de les interpréter.

 

Le Dr Hanf ne sera pas convaincu quand il lira ce que j’écris. Mais je lui rappelle qu’un jour je l’ai interpellé dans le couloir vers 13h30. Il n’a pas été content et m’a dit, « Monsieur, depuis ce matin je n’ai pas eu une minute, je n’ai pas encore mangé, et j’ai encore un malade grave à voir ». Je lui ai répondu «  Docteur : Je n’ai pas mangé non plus, et je suis là pour faire manger ma femme, ce qui est normalement le rôle de l’hôpital ». Cela veut simplement dire qu’il n’a pas eu le temps de regarder les commentaires de ses collègues, en tous cas avec suffisamment de temps pour y consacrer l’attention nécessaire, qu’il fatigue et stresse.

 

Mais comment expliquer qu’il est mis ce qu’ils appellent un « picc » à Flo (cathéter central inséré par voie périphérique ), c’est-à-dire une seringue qui remonte la veine dans l’épaule pour faire les perfusions car on n’a pas besoin de la renouveler pendant quelques semaines, et puis trois jours plus tard il est enlevé, sans que le médecin qui l’avait fait mettre en soit averti ( donc pas d’infos dans l’ordi, ou pas lues). Il faut savoir qu’une anesthésie est nécessaire pour la mise en place de cet appareil. Et trois jours après il faut remettre le dit instrument en place, avec une nouvelle anesthésie. Cette opération n’apparait pas dans le dossier médical qui m’a été envoyé, il m’est répondu que ce type d’acte n’est pas l’objet de mention. Curieux : deux anesthésies en trois jours, pas mentionnées et aux auteurs inconnus ?

 

Le Dr Hanf me dit, surtout pas de thé, ce n’est pas bon pour les calculs. J’interroge l’aide-soignante qui donne le petit déjeuner à Flo, elle lui donne du thé, personne ne lui a dit que c’était contre indiqué. De toutes les façons c’est ce qu’il y a marqué sur le menu de Flo, (donc en principe en accord avec les médecins)

 

Les antibiotiques donnent des diarrhées terribles à Flo, acides, elles lui brulent l’anus et les fesses. Pour réduire les diarrhées on lui donne du Tiorfan 10 mg, dose bébé deux fois par jour. L’hôpital n’a semble-t-il rien d’autre, j’insiste pour qu’on lui fournisse de l’ultra levure. Elle obtient deux fois 50 mg, la dose pour un adulte est de 200 par jour, quand à l’imodium, au smecta, au flagyl personne n’en parle, sans même évoquer les probiotiques  déjà vendus en pharmacie sans ordonnance (à croire qu’ils n’ont jamais appris à soigner une diarrhée). Au début du séjour je donnais à Flo du « colicalm » un produit utilisé à Madagascar et remarquablement efficace, mais je n’en ai plus eu. On me dit qu’il faut que Flo boive, quand je ne suis pas là c’est tout juste si ils arrivent à lui faire prendre un demi litre par jour, j’arrive à doubler cette quantité, parfois à la tripler. Le 26 avril je demande que Flo soit hospitalisée à la maison. Je pourrai, et la faire boire, et la faire manger correctement. Car c’est moi qui la fait manger, moi ou un membre de la famille ou des amis, ce qui oblige à deux allers-retours par jour. Sinon elle ne mange pas grand-chose.

 

Le même jour j’écris au directeur de l’hôpital en lui joignant dans la lettre une tranche de bœuf pleine de nerfs et sèche comme tout qui provient du plat de résistance de Flo, que même avec mon Opinel je n’ai pas pu couper. Mal nourri un malade faible, s’affaiblit encore.
J’aurai des explications du responsable des cuisines, et d’une cadre médicale. Tout est précisé et protocolisé, Flo aurait des repas antidiabétiques (elle n’a jamais eu de diabète).

 

Un matin je trouve Flo à demi comateuse, l’infirmière m’explique qu’elle l’a trouvée le matin par terre. Combien de temps est-elle restée sur le sol, incapable de se relever, dans ses excréments ? Sans doute un temps certain car elle est restée somnolente une bonne partie de la journée. Flo ne veut pas déranger, elle n’a donc pas appelé pour aller aux toilettes. La solution était donc simple, relever les barrières latérales.  Oui, mais le règlement veut qu’il faille un ordre écrit d’un médecin, et qu’ensuite il faut augmenter le nombre d’infirmières d’une demie par lit. Manque de personnel, cout, on préfère prendre le risque que la malade passe la moitié de la nuit par terre. Il s’agit de maltraitance par omission.

 

Le vendredi 28 avril je décide de sortir Flo coute que coute l’après-midi de cet hôpital au plus tard. Tout le personnel soignant prend une mine très embêtée,  finalement le Dr Kintega me reçoit et me dit : « le taux d’hémoglobine est tombé à 6000, je ne peux la laisser sortir dans cet état ». Effectivement ce taux est très bas, mais comment ont-ils réussi un coup pareil ? L’hémoglobine basse c’est une anémie très forte, et fulgurante. L’origine très probablement les antibiotiques. Il est donc prévu une transfusion de sang, et Flo ne pourra sortir que le mardi 2 mai, en HAD, (hospitalisation à domicile).

 

Le service de HAD du CHAL est remarquable, le personnel très attentif et dévoué. Mais les diarrhées épuisent Flo, les analyses de sang se dégradent, les perfusions perturbent l’équilibre sanguin, tantôt elle a trop de sodium, tantôt pas assez de ceci, etc. L’infection se développe, des analyses sont faites, mais on ne me donne pas les résultats. Les  diarrhées sont provoquées par les antibiotiques, elles entrainent la déshydratation  du malade, son affaiblissement et la mort. Mettre fin aux diarrhées est capital. L’état de Flo se dégrade, mais j’arrive à la nourrir et à la faire boire. Le 19 mai elle absorbe dans la journée plus d’un kilo d’aliments, je garde l’espoir.

 

Mais les perfusions de l’hôpital s’appauvrissent, certains composants essentiels sont supprimés, raison : pour que sa fin ne soit pas trop douloureuse. Il n’y jamais eu de rencontre avec les médecins où tout a été mis sur la table, d’emblée il y avait une conviction et un refus d’envisager la moindre remise en cause. On n’a pas de temps à perdre avec un époux qui ne peut rien comprendre.

 

Mais elle souffre, on lui donne de la morphine, elle tombe dans le coma, elle en sortira à moitié le 22 mai, elle me reconnait. Mais c’est perdu, l’urine, après être devenue rouge a cessé de couler. La septicémie s’est répandue partout et va la tuer. J’ai retrouvé du colicalm, les deux dernières selles de Flo seront presque normales.

 

Le 24 mai à 11h40 je lui tiens la main, j’entends son souffle qui était haletant depuis plusieurs jours, redevenir normal mais c’est trompeur, elle a encore trois petits soupirs, j’ai pris son pouls à la carotide, il y a encore deux battements puis le cœur s’arrête, et la couleur de son visage devient blanche. Elle est morte.

 

Et voilà comment avec du personnel compétent, un hôpital neuf et bien équipé on arrive à l’échec. Il n’y a pas assez de personnel, et on veut le remplacer par une religion de l’ordinateur et du protocole règlementaire. Hanf a péché, peut-être est-il compétent et croit-il être attentif à ses patients mais parce qu’il est dans un système qui ne lui donne pas le temps de faire son travail, qui pour des raisons financières l’a convaincu qu’on peut remplacer des médecins par des machines, qu’il est inutile d’augmenter le Numéris clausus, que le cancer ne peut pas guérir, n’a-t-il pas fait un scanner pour vérifier qu’il n’y avait plus rien au cerveau trois jours avant que Flo ne quitte l’hôpital, qu’il doit respecter des protocoles et qu’il n’existe pas de vérités en dehors.

 

N’a-t-il pas déclaré : Nous ne sommes pas d’accord avec le Dr Berroir. Berroir est le neurologue qui avait diagnostiqué les 14 métastases au cerveau en janvier 2013, puis constaté la disparition de ces métastases à la date du 18.04.2013 (constat fait en novembre 2013 sur l’IRM d’avril), et il a confirmé ce fait à Hanf. Qui a continué à ne pas le croire….  « nous ne sommes pas d’accord avec le Dr Berroir» a-t-il écrit.

 

Je remercie Hanf de m’avoir appris que les calculs provenaient de l’absence de l’intestin grêle, ce que personne ne m’avait jamais dit, si je l’avais su Flo serait peut-être encore parmi nous. On m’avait dit les calculs ne peuvent pas se dissoudre, j’ai constaté le contraire. On m’a dit le Colicalm c’est peut-être pas très bon pour les reins dans le cas de Flo, mais qu’ont-ils proposé d’autre d’efficace ? Surtout 10 jours avant qu’elle meure cela changeait il quelque chose ?

 

Oui, pour moi Hanf à péché, par aveuglement, par préjugé, par trop de confiance en lui et en son savoir, cela l’a conduit à une erreur de diagnostic, à une conviction mal établie qu’il n’y avait plus rien à faire, à cette inhumanité qui consiste à faire un tri , « on va la mettre en soins palliatifs », puis à ne pas soigner correctement la malade puisque cela ne sert plus à rien, et cela coutera moins cher, et ce n’est pas la peine qu’elle souffre longtemps.

 

L’éventualité de la mise en dialyse a été écartée d’office à cause du soi-disant syndrome du grêle court, et pour se couvrir il reçoit deux de nos enfants qu’il convainc de cette inutilité, et dans son rapport, il dit : « nous avons eu l’accord de la famille », en passant outre le fait que mon épouse m’a signé une procuration, il n’a donc jamais demandé, ni obtenu mon accord, ni celui de nos deux autres enfants. Quelle piètre façon de se justifier. Je n’ai jamais su s’il était chef de service, mais il en fait office et est reconnu comme tel tant par ses confrères extérieurs à l’hôpital que par ceux du service. Le Dr Nicoud qui officiellement le serait selon le site internet du CHAL a été parfaitement invisible, et inconnu de moi, et jamais mentionné. Pour terminer le tableau : le Dr Hanf, dirige, mais fait signer les documents par un de ses collègues. C’est un signe qu’il ne se sent pas vraiment sûr de ses choix, et qu’il prend des précautions. Un signe de faiblesse.

 

Pourquoi :
La médecine d’aujourd’hui est enfermée dans un monde qui n’est pas le nôtre, celui des êtres humains. Les médecins hospitaliers croient savoir, en tout cas plus que les autres, et ils arrivent à s’en convaincre et à le faire croire aux malades. Et ils n’ont plus de liberté, prisonniers de règles financières, de protocoles médicaux quasi obligatoires, et d’une peur de procès excessive.
Mais ils savent, ou en ont le pressentiment qu’on ne soigne plus une personne en tant que telle, mais éventuellement une maladie dans un cadre administratif et financier qui leur enlève toute initiative et une partie de leur conscience.

 

Sa part de responsabilité dans le décès de Flo est, pour moi éclatante.

Je ne prétends pas que Flo pouvait guérir, mais elle n’est pas morte d’une insuffisance rénale proprement dite et qu’on n’a pas essayé de soigner, car les médecins n’ont pas grand-chose comme moyens, et ils n’en cherchent pas, elle est morte d’une infection qui n’a pas été correctement soignée.

 

J’aurais des raisons de porter plainte et c’est un procès que je gagnerais, mais j’ai décidé de ne pas le faire, car c’est tout un ensemble qu’il faut mettre en cause, l’hôpital d’abord, et bien d’autres intervenants à des niveaux plus hauts. Je regrette que les médecins ne se rebellent pas plus, s’arrangent de ces conditions, et aussi avec leur conscience.

 

Ce courrier, adressé en particulier à William Hanf, est sans complaisance, il traduit ma peine et mon amertume devant une telle dérive, il n’est ni vindicatif, ni rancunier. Il a pour objet de faire prendre conscience aux médecins de graves imperfections et de la responsabilité qui est la leur vis-à-vis des malades, de chaque malade et de l’éthique contenue dans le serment d’Hippocrate .

 

Ambroise Paré disait : « Je panse  le blessé, Dieu le guérit»

 

Aujourd’hui peut être dirait-il ? «  Je trie, de mon droit de médecin sur la vie ou la mort et de la mission qui m’a été confiée, je guéris ou j’aide à mourir sans douleur et sans attendre ».

 

Gilles de La Brière

5 réponses à La mort de Flo ou les errances de la médecine…

  1. Pour la vitamine C : je ne sais pas où il est possible de faire des perfusions de vit C. A défaut, on peut en prendre par voie orale donc à dose moindre: 1 cuillère à café bombée d’acide ascorbique ou d’ascorbate de sodium
    (ou d’un mélange d’1/3 acide ascorbique+2/3 ascorbate de sodium) à diluer dans un verre d’eau à prendre toutes les 2 heures environ 6 fois par jour ou même plus. Au minimum on obtient une amélioration de l’état général mais les effets bénéfiques ne se manifestent que progressivement.Il faut persévérer.
    Effets secondaires surtout digestifs (diarrhée…)mais non dangereux. Il suffit de diminuer momentanément les doses.
    Voir livre “Guérir avec la vitC” de Stefano Pravato- Macro editions
    Bien à vous;

  2. Beaucoup de question sans réponse sur le Chlorite. Mon mari souffre dun cancer du rein depuis 2010 avec beaucoup de métastases osseuses hyper douloureuses doù prise de Skénan (morphine). La médecine « conventionnelle » ne pouvant plus lui proposer de nouveau traitement, son oncologue lui a conseillé de contacter le Docteur Schwartz doù traitement métabolique et chlorite depuis janvier 2018. Problème: le chlorite semble provoquer une augmentation des douleurs doù augmentation de la morphine. La situation est devenue tellement insupportable (alors que mon mari est très résistant à la douleur) quil a diminué puis arrêté le chlorite depuis le 20 février. Il faut reconnaitre que la métastase qui nous sert de marqueur, avait tout dabord diminué de taille mais que depuis 15 jours elle grossi de nouveau. Dans ce contexte, nous nous posons 2 questions sur le chlorite: 1. Chlorite et Morphine font-il bon ménage ? 2. Le Chlorite est-il bien adapté aux métastases osseuses ? Ceci étant, le docteur Schwartz que nous avons rencontré fin décembre nous a permis davoir une belle lueur despoir. La lecture de son livre nous a ouvert les yeux sur de nouveaux champs du possible. Vraiment Merci docteur Schwartz. coupon

    • Bonjour,
      Je ne suis pas sûr que le chlorite soit une bonne idée. Il existe d’autres manières de limiter le cancer que d’essayer des produits chimiques qu’on soupçonne avoir un effet.
      Notre expérience montre qu’un régime cétogène (ou en tout cas une forte diminution des glucides des aliments) alliée à la prise de sodium R lipoate + garcinia cambogia permet de maintenir le cancer. Un cure de 2 jours d”artémisine donne des résultats spectaculaires sur certaines personnes. Un oxygénation du corps par de l’exercice ou apport d’oxygène apporte sa contribution à la remise en état des cellules. L’objectif est de rétablir les cellules saines tout en tuant les cellules cancéreuses sans que la santé ne décline.
      Le régime cétogène a une forte action sur tout ce qui est osseux : rhumatismes, arthrite..
      Bon courage
      P.Vilars

      • 1/Pour l’oxygénation, permettez-moi de vous parler de l’eau Kaqun = eau contenant 8% de plus en oxygène qui pourrait aider.
        Il existe aussi en Hongrie, à Budapest entre autre, la possibilité de prendre des bains d’eau Kaqun.
        Voir site internet : http://www.kaqun-france.com
        En bas de la page d’accueil, lire la rubrique “validation scientifique”.
        2/Intérêt de la perfusion de très forte doses de vitamine C dans le traitement du cancer.
        Voir livre du Dr. Levy “la panacée originelle, la vit C”.

        • Bonjour,
          Les eaux minérales en provenance de différentes sources ont des propriétés spéciales et peuvent traiter certaines maladies, c’est pour cette raison que des malades vont faire des cures.
          L’eau de Kaqun possède peut être 8% de plus d’oxygène lorsqu’elle sort de sa source mais je doute qu’elle conserve cette propriété après quelques jours.
          Il y a un moyen plus simple d’absorber de l’oxygène chez soi, c’est de faire de l’exercice et de respirer profondément.
          En ce qui concerne la vitamine C, c’est un composant essentiel dans l’équilibre du corps et il est toujours recommandé d’en prendre lorsqu’on sent un affaiblissement des défenses. Dans le cas du cancer il fait partie de la panoplie pour se renforcer mais ce n’est pas la panacée car seul il ne viendra pas à bout des cellules cancéreuses qui prolifèrent.
          Quant aux perfusions c’est une autre question. N’oublions jamais que l’excès de toute matière devient poison pour le corps.
          P.Vilars