Le cancer, ça coûte cher ! Sauf si…

La Lettre Santé Nature Innovation nous faisait part il y a quelques temps d’une information selon laquelle le traitement du cancer a coûté en 2014 aux Etats Unis, 87,8 milliards de dollars (source : American Cancer Society), soit l’équivalent de 45 porte-avions Charles de Gaulle, chiffre supérieur aux PIB de 130 pays dans le monde (dont le Luxembourg ou le Cameroun) !
A savoir que chaque année ce coût augmente… y compris en France où l’on est passé de 11,5 à 15,3 milliards d’euros en 4 ans (2010 à 2013).

OK, mais pour quels résultats ?

Selon l’OMS, pas moins de 15 millions de décès sont dus au cancer dans le monde chaque année, soit presque 1 décès toutes les 2 secondes. Les chercheurs continuent de chercher en dépensant des sommes faramineuses (126 milliards d’euros rien qu’en Europe en 2009…) et pourtant, rien n’avance, les traitements sont toujours les mêmes et, à ce rythme, l’OMS avance que « si rien n’est fait, le cancer tuera 84 millions de personnes entre 2005 et 2015 et tuerait 19 millions de personnes par an en 2025 ». Alors chimiothérapies, radiothérapies, immunothérapies… tout cela ne changerait rien ? Et bien non, pour la simple raison qu’aujourd’hui, on part du postulat que le cancer ne se guérit pas ! La recherche se concentre donc uniquement sur le fait d’améliorer un peu la survie. Point !
Et pourtant… Rappelons nous Otto Warbourg…

Mais aussi et surtout, comment continuer à payer ?

Jean Marc Dupuis tire la sonnette d’alarme et affirme que « tout ou tard le cancer ne pourra tout simplement plus être pris en charge par les assurances maladie qu’elles soient publiques ou privées » et que, de ce fait, on va « droit dans le mur ». Il reprend entre autres les propos tenus en 2015 par la Ligue contre le Cancer informant que « la prochaine molécule qui devrait arriver en France pour le traitement du mélanome coûterait plus de 100 000 euros par an pour chaque patient traité ». Pourquoi si chère ? A cause des coûts de recherche justement…
Et pourtant : les produits des traitements autres (métabolique, armoise annua, garcinia cambogia, sodium R lipoate, bicarbonate) ne coûtent presque rien… Il suffirait de les produire en grande quantité pour espérer gagner la bataille contre le cancer. Mais malheureusement (ou heureusement…), ces plantes ne sont pas brevetables. Il n’y a donc aucun intérêt pour les laboratoires (revendeurs) à financer des recherches !

Jean Marc Dupuis termine son article en insistant sur l’insatisfaction grandissante à la fois des patients et du personnel soignant (« cet emballement des coûts du système, qui va de pair avec une souffrance grandissante du personnel ») et sur l’assurance d’un effondrement à terme du système. Il est pessimiste pour notre système de santé. Au vu de ce que nous entendons tous les jours des malades qui nous appellent, nous aussi…

Les principaux vainqueurs de la dernière guerre mondiale sont les grandes entreprises chimico-pharmaceutiques dont l’expansion a trouvé naissance à la fin du conflit. Aujourd’hui leur puissance leur a assuré une rente colossale, non justifiée car elle ne recherchent plus à améliorer le sort des gens, mais seulement à encaisser le maximum d’argent.

Gilles de La Brière

PS : lire aussi http://www.businessinsider.fr/us/the-rising-cost-of-cancer-treatment-2016-6/